Actualité

loi carrez : obligations et responsabilités du vendeur

Retour à l'accueilPublié le 11 août 2026
loi carrez : obligations et responsabilités du vendeur

principes de la loi carrez et définition de la surface

la loi carrez, mise en place pour protéger l’acheteur lors d’une transaction en copropriété, impose au vendeur d’indiquer précisément la surface privative du bien dans tous les actes de vente. il s’agit de la mesure officielle, appelée « surface carrez », qui se calcule selon des règles spécifiques, différentes du simple calcul de la surface habitable.

la surface carrez se base sur la superficie des planchers des espaces clos et couverts, mais à laquelle on soustrait les surfaces occupées par les murs, cloisons, marches, cages d’escaliers, gaines ainsi que les embrasures de portes et de fenêtres. par ailleurs, les volumes dont la hauteur sous plafond est inférieure à 1,80 mètre et les lots ou parties de lots dont la surface est inférieure à 8 mètres carrés ne sont pas pris en compte.

compte tenu de la technicité de ce calcul et des conséquences potentielles en cas d’erreur, il est conseillé de s’adresser à un diagnostiqueur professionnel pour le mesurage, même si ce n’est pas une obligation légale.

obligation d’indiquer la surface dans l’acte de vente

en matière de vente d’un lot de copropriété, l’article 46 de la loi du 10 juillet 1965 impose que la surface carrez figure sur tout avant-contrat (compromis, promesse de vente) ainsi que sur l’acte authentique. lors de la signature finale, le notaire remet un document récapitulant la superficie mentionnée, ainsi qu’une copie de l’article de loi pour rappeler les droits de chaque partie.

le vendeur reste libre de réaliser lui-même le mesurage ou de s’en remettre à un spécialiste, mais il doit s’assurer de l’exactitude du chiffre communiqué. un mesurage conforme limite le risque d’éventuelles contestations après la vente.

conséquences d’une erreur ou d’une omission de surface

si la superficie carrez n’est pas mentionnée dans l’acte, l’acheteur peut invalider la transaction, mais il doit agir dans le mois qui suit la signature de l’acte authentique. lorsque la surface indiquée est incorrecte, deux cas de figure se présentent :

  • si la surface réelle est supérieure à celle déclarée, l’acquéreur n’a pas à verser un complément de prix ; le vendeur ne peut rien réclamer.
  • si la surface réelle est inférieure de plus de 5 % (soit d’un vingtième) à la surface annoncée, l’acheteur a la faculté de demander une réduction de prix proportionnelle au manque constaté. cette action doit impérativement être engagée dans un délai d’un an après la vente.

ces règles visent à garantir la transparence et l’équité dans la transaction immobilière, tout en protégeant les droits de l’acheteur.

pourquoi faire appel à un spécialiste du mesurage carrez ?

la complexité des critères et l’importance des enjeux font qu’un diagnostic erroné peut entraîner des conséquences coûteuses pour le vendeur. recourir à un professionnel permet de se prémunir contre toute contestation future. un expert effectue le mesurage dans les règles et délivre un document certifié, gage de sécurité pour conclure votre vente sereinement.

en somme, si la loi n’impose pas toujours l’intervention d’un professionnel, choisir l’expertise garantit que la vente se déroule dans le respect des obligations fixées par la loi carrez et limite les risques tant sur le plan financier que juridique.

En savoir plus sur les diagnostics immobiliers obligatoires

Vous voulez tout savoir sur les diagnostics immobiliers obligatoires ?